De grumes d'hévéa par an
axes d'analyse
recommandations structurantes
SAPH, filiale de Michelin, est un acteur de référence du caoutchouc naturel en Afrique. Ses plantations d'hévéas (Hevea brasiliensis) en fin de vie sont surtout transformées en plaquettes pour la biomasse, avec une valeur ajoutée faible.
SAPH étudie un autre débouché : transformer 25 000 m³ de grumes par an en palettes. Avant d'investir, l'entreprise a demandé à EticWood une contre-expertise indépendante de l'étude d'implantation de la scierie.
L'étude d'implantation avait été réalisée par un cabinet externe. SAPH souhaitait valider ses hypothèses techniques et économiques avant sa décision d'investissement.
EticWood a mobilisé deux consultants et un expert industriel de la transformation du bo
Dans le cadre de ce projet, EticWood a dû
l'hévéa est un bois de classe de durabilité 5, de petit diamètre, délicat au séchage.
ce qui a conduit l'équipe à mobiliser les retours d'expérience asiatiques.
sur la capacité de séchage, les équipements périphériques et les hypothèses financières.
EticWood a analysé l'étude d'implantation, le cahier des charges des équipements et les offres des fabricants. Des entretiens avec les responsables de SAPH ont permis de clarifier les hypothèses et les attentes.
Le résultat : 5 axes prioritaires identifiés : gisement de matière, matériel de première transformation, rendement matière, séchage, hangar et plan de masse.
L'équipe a confronté chaque hypothèse à son expérience de la transformation industrielle du bois en Afrique. L'analyse des écarts a porté sur les choix techniques et sur le modèle financier.
Le résultat : le projet est jugé viable sur le plan technique, à condition de réviser ses paramètres financiers.
EticWood a présenté 10 recommandations aux équipes de SAPH lors d'une restitution. Elles couvrent les investissements, les ressources humaines, la finance et la stratégie commerciale.
31 000 m³ par an sur 30 000 hectares : c'est le potentiel estimé de la SONAB. Ce chiffre s'appuie notamment sur les tables de production du teck (Tectona grandis) de l'Université d'Abomey-Calavi.
Le Bénin dispose de deux lots de concessions et des termes de référence pour mobiliser un partenaire privé de référence.
Le modèle proposé soutient l'objectif du gouvernement : multiplier par dix la production forestière. La durée de 15 ans donne aux investisseurs la visibilité nécessaire pour financer le reboisement et la certification.
Concevoir un modèle de concession forestière adapté au Bénin
Un modèle de concession repose sur une durée assez longue pour amortir les investissements, un régime fiscal clair et une répartition équitable des revenus. Au Bénin, EticWood a comparé plus de 7 modèles internationaux avant de proposer une concession de 15 ans. Ce modèle s'accompagne d'une fiscalité mixte et d'une clé de répartition tripartite.
Une grille multicritère croise le potentiel de production, la surface, l'accessibilité, la sécurité et l'état des peuplements. L'objectif est d'obtenir des lots équilibrés, chacun viable pour un opérateur. Au Bénin, 12 forêts classées ont ainsi été réparties en deux lots.
Les communautés riveraines participent souvent déjà à la cogestion des forêts classées. Le cahier des charges des concessionnaires peut préciser leurs droits d'usage, leur participation à la gestion et leur part des bénéfices. Au Bénin, l'équipe a rencontré les organisations de cogestion de la forêt de la Lama.