De potentiel de production
Forêts classées analysées
De zones de production
Le Bénin veut faire passer sa production forestière de 30 000 à 300 000 m³ par an. Pour y parvenir, l'État envisage de confier la gestion de ses forêts classées à des opérateurs privés. Le Ministère de l'Économie et des Finances a mandaté le consortium EticWood et SLWC. Le mandat : analyser les modèles de partenariat internationaux, évaluer le potentiel forestier national, puis proposer un modèle économique et un cahier des charges pour les futurs concessionnaires.
La SONAB (Société Nationale du Bois) a été créée en 2023 et succède à l'ONAB. Elle gère 9 forêts classées, soit environ 30 000 hectares de zones de production.
La mission s'inscrit dans la politique forestière nationale 2023-2032. Son objectif est de restaurer, conserver et gérer durablement les espaces forestiers béninois à l'horizon 2040.
EticWood a piloté le projet et apporté son expertise en certification. SLWC a apporté son expérience terrain en Afrique et sa maîtrise de la traçabilité. Au total, la mission a mobilisé 73 jours d'expertise.
Dans le cadre de projets dans des pays en développement, tout porteur de projets devra
Les cartes des forêts classées et les statistiques de production étant rares ou dispersées.
Le nouveau Code forestier étant encore au stade d'avant-projet.
Et des contraintes de sécurité qui ont conduit à exclure certaines forêts classées.
Les équipes ont passé une semaine sur le terrain, à Cotonou et dans les forêts du Sud, dont la forêt de la Lama, Bohicon, Zogbodomey et Ouègbo. Elles ont rencontré la SONAB, la DGEFC, les directions des Impôts, des Douanes et de la Statistique, l'Université d'Abomey-Calavi, des opérateurs privés et les communautés riveraines du secteur de Massi.
En parallèle, l'équipe a analysé les textes en vigueur et l'avant-projet de Code forestier. Elle a identifié les forces et les faiblesses du cadre réglementaire.
A l'issue de cette première mission, une cartographie complète des données disponibles et manquantes, et une première estimation du potentiel de la SONAB ont été transmises. Le cahier des charges des futurs concessionnaires a été revu afin d'intégrer les prescriptions de l'équipe.
EticWood et SLWC ont comparé plus de 7 modèles internationaux de concession forestière. Plusieurs scénarios de partenariat ont été modélisés et discutés avec le Ministère.
Une grille d'analyse multicritère a ensuite permis de regrouper les forêts retenues en deux lots équilibrés. Cette configuration permet d'attribuer les lots à deux opérateurs distincts, pour faire jouer la concurrence et répartir les risques de l'État.
Le résultat : un modèle de concession sur 15 ans validé par le Bénin, avec un régime fiscal mixte et une clé de répartition tripartite. Les 12 forêts classées retenues sont Djigbé, Tchatchou, Ouémé-Boukou, Logozohè, Bassila, Pénessoulou, Dogo, Bonou, la Lama, Agrimey, Dan et Atchérigbé.
31 000 m³ par an sur 30 000 hectares : c'est le potentiel estimé de la SONAB. Ce chiffre s'appuie notamment sur les tables de production du teck (Tectona grandis) de l'Université d'Abomey-Calavi.
Le Bénin dispose de deux lots de concessions et des termes de référence pour mobiliser un partenaire privé de référence.
Le modèle proposé soutient l'objectif du gouvernement : multiplier par dix la production forestière. La durée de 15 ans donne aux investisseurs la visibilité nécessaire pour financer le reboisement et la certification.
Structurer un programme forêt-bois aligné sur le RDUE
Un modèle de concession repose sur une durée assez longue pour amortir les investissements, un régime fiscal clair et une répartition équitable des revenus. Au Bénin, EticWood a comparé plus de 7 modèles internationaux avant de proposer une concession de 15 ans. Ce modèle s'accompagne d'une fiscalité mixte et d'une clé de répartition tripartite.
Une grille multicritère croise le potentiel de production, la surface, l'accessibilité, la sécurité et l'état des peuplements. L'objectif est d'obtenir des lots équilibrés, chacun viable pour un opérateur. Au Bénin, 12 forêts classées ont ainsi été réparties en deux lots.
Les communautés riveraines participent souvent déjà à la cogestion des forêts classées. Le cahier des charges des concessionnaires peut préciser leurs droits d'usage, leur participation à la gestion et leur part des bénéfices. Au Bénin, l'équipe a rencontré les organisations de cogestion de la forêt de la Lama.